réponse à Mme ségolène royal en forme de lettre ouverte au sujet du pass’contraception

J’ai écrit cet article pour répondre à Ségolène Royal qui m’avait renvoyé une réponse à l’un de mes mails visiblement sans même le lire, ce qui m’avait ulcéré. Et le contenu de cet article m’avait aussi fait bondir!! J’en ai aussi profité pour parler de certaines choses dont je me suis rendu compte, notamment sur la prévention de l’avortement par les services de gynécologie…

Je mets aussi à la fin la réponse que m’avait adressée Ségolène Royal; certains passages ont été un peu remaniés mais sans changement réellement importants; dans la suite du texte, si j’ai des commentaires à faire par rapport au message envoyé, ils seront en italique.

Madame vous devez de toute évidence ne même pas avoir lu mon mail, ce qui vous conduit à ignorer certaines informations qui auraient pu vous conduire à vous poser des questions sur la pertinence de votre action!! Tout d’abord, sachez qu’en tant qu’étudiant en médecine, je dispose tout de même d’une certaine connaissance du sujet; Et aussi qu’une action à but d’intérèt général peut bien sur être contestée si elle ne peut atteindre ce but… et aussi que parfois des motifs moins nobles peuvent se cacher derrière ce but mis en avant, ce qui amène à conclure qu’il faut regarder l’action en elle-même et non pas seulement les motivations avancées par ses promoteurs. (je ne l’avais pas précisé et j’aurais du le faire: ce n’est pas forcément le cas ici…)

Sachez d’abord que l’unique justification que l’on ait pu trouver à cette campagne, la réduction du nombre d’avortement chez les adolescentes me semble illusoire: comme je vous l’ai dit, cela fait plus de 30 ans que l’on lance toujours plus de campagnes dans ce même but, et que malgré cela RIEN ne change au niveau du nombre d’avortement qui reste scandaleusement élevé. Cela a du reste été pointé par le rapport de l’IGAS qui conclut en substance à une inefficacité de la contraception pour réduire le nombre d’avortements… (cela réduit le nombre de « grossesse non prévues » mais pas le nombre d’avortement…)

De plus, vous parlez de « responsabilisation »; désolé, mais dire à des jeunes « faites l’amour avec qui vous voulez et ne vous souciez pas des conséquences », ce qui est le message donné puisque RIEN dans votre campagne ne vient expliquer ce qu’est l’amour, quelles sont les limites de la contraception, ni quelles peuvent être les conséquences d’un acte sexuel, et ce non uniquement au niveau des possibilités de grossesse; de plus, je vois mal comment vous pouvez prétendre vouloir réduire le nombre d’avortement puisque vous ne donnez aucun autre message de prévention à ce sujet, en évoquant par exemple les conséquences connues de l’avortement, ou les alternatives possibles de celui-ci… ou encore le fait que la contraception ne puisse de toute évidence garantir l’absence de grossesse dans 100% des cas (je connais parfaitement les indices de Pearl, je connais leur validité… mais aussi le fait qu’ils s’appliquent dans des conditions qui sont celles d’une étude, et non celles des conditions d’utilisation de la population, qui sont différentes de celles annoncées dans ces tableaux, car un grand nombre de personne n’utilisent pas la contraception de la façon prévue en dépit de toutes les explications qu’on a pu leur donner, et il me semble tout à fait clair que les campagnes du type que vous menez ne parviennent pas à changer le taux d’avortement, uniquement celui de grosses non prévues: combien de campagnes d’information ont été lancées dans ce but? Et pour quels résultats? Ils ne semblent vraiment pas au rendez-vous…

De plus, j’ignore si des jeunes filles iraient réellement voir leurs infirmières scolaires régulièrement pour leur dire qu’elles prennent bien la pilule… et en plus de leurs autres taches les infirmières scolaires pourront-elles nécéssairrement suivre toutes les personnes de leur établissement? Je ne connais pas cet aspect…

Quant aux problèmes liées à l’avortement, je suis entièrement d’accord avec vous!! Et je note aussi ce que vous dites au sujet des avortements clandestins, qui d’après vous existent encore, alors que la loi Veil avait pour unique objet de les supprimer… Mais par contre il y a une chose que je ne comprends absolument pas: si vous voulez absolument réduire le nombre d’avortements, pourquoi ne vous souciez vous pas d’abord du secteur sinistré de la prévention, à savoir la proposition d’alternatives à l’avortement?

Peut-être ignorez-vous que la prévention de l’avortement chez les personnes qui attendent un enfant dont la naissance pourrait poser des problèmes (et non une grossesse, une grossesse est le fait d’attendre un enfant!! Ce n’est pas l’attente qui pose problème, ni l’enfant lui-même, mais les problèmes que l’on aura pour l’acceuillir), est à la fois matériellement impossible et financièrement désastreux pour les services de gynécologie pratiquant l’avortement, ce qui les conduit à ne pas faire cette prévention, du moins de façon efficace.

Une explication s’impose: personne ne niera qu’étant donné à la fois l’angoisse du début de grossesse, la fatigue physique, le choc d’une nouvelle à laquelle on ne s’attendait pas, la peur de ne pas être soutenue, et les problèmes bien réels, auxquels on ne voit pas de solutions, et qui peuvent être financiers, de logement, de foyer, ou tout simplement d’épuisement au moment où la nouvelle arrive, sans parler de la pression des délais pour avorter que l’on rappelle tout le temps « il faut prendre une décision tout de suite, après ça sera trop tard », auxquels s’ajoutent des discours culpabilisant, qu’ils soient en faveur ou non de l’avortement, même si les premiers sont en général plus courants, font peser une énorme pression sur les femmes dans ces situations, ce qui les pousse en général vers la solution qui leur semble la plus évidente, même si elle n’est pas la plus adaptée;

Dans ce contexte, pour pouvoir faire un vrai CHOIX, et non subir une décision imposée de l’extérieur, il est primordial que la femme dont il est question puisse être écoutée réellement, afin de pouvoir prendre du recul sur sa situation, et qu’on lui explique clairement les différents choix qu’elle peut avoir, ainsi que leurs conséquences… cela nécéssite du temps, un temps dont je peux vous assurer, pour vu leur planning, que les médecins ne disposent pas lors de leurs consultations pré-avortement!!! Ils ne peuvent qu’aborder superficiellement la question…

Et ceci c’est lorsque les médecins le veulent, car ce n’est pas toujours le cas: l’une de mes amies, qui avait pourtant eu à la fois des consultations pré-avortement, un entretien psychologique, qui avait dit ou essayé de dire à chaque fois qu’elle n’était là qu’en raison du harcèlement psychologique de la mère de son copain (celle-ci, qui avait été la seule personne disponible pour l’accompagner avait même été jusqu’à exiger contre son accompagnement une déclaration écrite selon laquelle elle n’aurait exercée aucune pression sur cette jeune fille de 17 ans pour qu’elle avorte), qui avait refusé, sur la table d’opération, d’être avortée, non seulement n’a reçu aucune aide, ni avant ni après, mais en plus a été avortée contre son gré, en dépit de son opposition claire et réitérée, et a eu pour toute réponse « arrétez de faire votre chochotte!! » avant de se faire anesthésiée!! Cette histoire s’est passée il y a 7 ans, et elle ne s’en est toujours pas remise, souffrant d’une grande culpabilité et d’angoisse, qui ont générées de la honte, une mésestime de soi et une auto-punition qui a consisté à ne pas demander l’aide dont elle avait besoin, sans parler d’une addicition au shopping qui a généré une spirale de surendettement, dont heureusement elle est en train de sortir, du moins je l’espère, sans parler de la fracture de son couple qui a divorcé en raison de cet avortement sur son couple, qui était suffisamment fortes pour amener à un divorce 7 ans après!!

Et à votre avis, si dans ce service même une personne qui demande de l’aide, qui avait visiblement une énorme pression de la part de la mère de son copain, qui souhaitait de toute ses forces ne pas avorter, qui avait été jusqu’à le dire et le répéter sur la table d’opération n’a reçu aucune aide, à votre avis quelle aide peuvent espérer celles qui vont avorter parce qu’elles sont perdues, désorientées, persuadées par la pression de leur entourage d’aller avorter, mais qui ne demandent l’avortement que parce qu’elles ne voient pas d’autres solution, oui à votre avis, celles-là, qui auraient avant tout besoin qu’on leur propose une autre solution que l’avortement, comment ces femmes peuvent-elles espérer être soutenues, aidées, se voir proposer des aides adaptées ou des alternatives à l’avortement dans un service ou de telles pratiques existent? Et ceci n’est pas valable que pour les jeunes filles, même si pour elles c’est encore pire…

Il y a une bonne nouvelle: en théorie, tous les services ne sont pas comme ce cas extrème (ou du moins je l’espère!!), et l’on peut espérer que si il y avait d’autres personnes qui pourraient elles réellement prendre le temps de soutenir et de proposer des alternatives à ces femmes en situation de détresse; et les seules qui iraient avorter seraient celles qui n’auraient réellement pas d’autre choix… Une de mes amies, qui était secrétaire médicale dans un service de gynécologie, avait pris la décision de systématiquement proposer aux femmes, lors de leur appel téléphonique, le numéro d’une association d’écoute aux femmes enceintes; AUCUNE de celles qui avaient eu ce numéro n’est jamais venue se faire avorter dans cet hôpital; il est bien sur possible qu’elles aient été dans un autre hôpital pour cela, mais je n’y crois pas… Mais le reste de l’histoire est que dans son service, on s’est alarmé du manque d’avortement venant de cette secrétaire, et qu’au bout de 2 mois on l’a mise sur table d’écoute, de façon totalement ilégalle, et qu’au bout de 6 mois, elle a été virée pour l’unique motif de « baisse d’activité du service »; pas d’autres en particulier pas de plainte de personnes qui auraient subi des pressions pour ne pas avorter, ni de mise en cause pour délit d’entrave à l’ivg, non: juste la baisse d’activité du service, qui vient du fait qu’elle ai mis en place une prévention adapté de l’avortement, telle qu’elle devrait être faite dans tous les services de gynécologie impliquées dans l’avortement…

Et, si cette décision est monstrueuse… elle aussi ECONOMIQUEMENT totalement justifiée… sous peine de risque de faillite du service qui le ferait!! Je vais vous expliquer: les couts des avortements sont des couts structurels, qui ne dépendent pas du nombre d’avortements: avoir un bloc opératoire disponible, le personnel qui va avec, le matériel, la gestion du planning… Tous ces couts existent quel que soit le nombre d’avortement effectués, et ils sont sensiblement les mêmes quel que soit ce nombre; la seule dépense qui augmente avec le nombre d’avortements est celle du matériel stérile utilisés, qui est très peu important puisque si un outil manque dans un autre type d’opération on demande un « pack à ivg » car c’est celui qui contient le moins de matériel), et encore ne faut-il parler que du matériel jetable: le matériel réutilisable ne coutera que le prix de l’eau, de l’éléctricité et de l’usure des résistances utilisés pour restériliser, c’est-à-dire un cout relativement faible; il n’y a pas d’autres couts induits, en particulier il n’y a pas de séjour d’hospitalisation à prévoir; par contre, les revenus de ce type de services pour cette activité dépendent uniquement, en raison du paiement à l’acte, du nombre d’avortement réalisés; et encore faut-il préciser qu’en « temps de bloc opératoire », qui est le temps où le patient immobilise le bloc opératoire, une ivg est là aussi avantageuse, puisqu’elle n’immobilise le bloc que pour une durée de 30 à 45 mn, contre une moyenne de 3H pour les autres opérations de gynécologie… et je peux vous dire que les services d’avortement sont contrairement à ce que racontent les défenseurs de l’avortement, loin d’être surchargés, car il est réalisé dans ce service une moyenne de 2 avortement par jour, alors qu’en pratique on pourrait en faire facilement le triple voire le quadruple ou le quintuple… Cela montre aussi qu’il n’y a pas d’effet d’affluence qui inciterait les services en question à faire de la prévention de l’avortement pour avoir un soulagement de cette surcharge; au contraire, il est très probable que le service qui mettrait en place une prévention efficace deviendrait déficitaire, et devrait fermer étant donné le contexte économique plus que difficile de la plupart des hôpitaux au moins à l’AP-HP (les hôpitaux en sont à se quereller pour savoir qui doit payer l’essence des ambulances lors des transferts de malades entre hôpitaux!!!)…

Par ailleurs, je note que le fait que le conseil de l’Ordre mette à disposition ce Pass’ ne change RIEN en pratique pour les médecins en question, puisque cela revient pour eux à remettre une ordonnance pour des pilules, ce qu’ils pouvaient déjà faire!! J’estime aussi que l’argument sur « le dialogue renoué grâce à l’aide fourni à des jeunes filles en déttrese » est totalement fallacieux: en effet, ce Pass’, pour avoir une utilité, devra être remis AVANT que la jeune fille ne tombe enceinte, et donc ne soit en situation de détresse; et comme le principe de cette mesure est de permettre aux jeunes femmes d’accéder à la contraception sans avoir à passer par les parents, je ne vois pas en quoi les aider à agir dans le dos des parents permette d’améliorer en quoi que ce soit le dialogue!!!
Quant à la pilule du lendemain, plutôt que de soi-disant problème d’accès à la contraception, à une époque où on trouve des préservatifs et des pilules sans aucun problème, il vaudrait mieux parler d’une augmentation des comportements à risque qui augmentent le recours à une méthode qui, bien que présentée comme contraceptives par les groupes pharmaceutiques pour des raisons probablement commerciales, et en réalité un contraGESTIF, c’est-à-dire un produit réalisant un avortement. Et quant au fait que cette mesure soit admise comme « bonne », vous ne dites pas par qui, et c’est très loin d’être mon cas!!
Vous ne dites pas apparemment non plus les problèmes de santé que peuvent susciter la pilule, j’espère que cela sera mentionnée aux jeunes filles qui auront ce Pass’, sinon ce serait une délit qui serait puni par la loi Kouchner de 2002 sur l’information des patients.

Quant au « travail éducatif réalisé par le Planning Familial », permettez-moi de vous signaler qu’outre la condamnation de cette organisation de lobbying par le Conseil de l’Europe pour les campagnes d’avortements et de stérilisation forcées qu’elle a organisé en Chine, une simple visite sur son site permet de voir qu’elle ne propose AUCUNE alternative à l’avortement; lui demander de mettre en place une stratégie de prévention me semble donc très malvenu…

Enfin, Je signale par courtoisie que cette réponse sera publiée sur mon blog, car votre réponse, que vous avez formulée sans même lire ma lettre m’a ulcéré.

Toutefois, je me tiens à votre disposition pour des corrections si vous en avez à apporter, et j’attends avec impatience les mesures que vous allez bien sur proposer pour remédier à la situation que je vous aie expliquer en ce qui concerne la prévention de l’avortement par les services de gynécologie.

Je mets après la copie la réponse de Mme Ségolène Royal

> Vous m’avez écrit pour contester le Pass’ Contraception. Vous devez
> disposer d’informations erronées, ce qui vous a conduit à contester une
> action d’intérêt général.
>
> Sachez tout d’abord que ce dispositif est le fruit d’une action concertée
> depuis 3 ans avec l’ensemble des partenaires et ne résulte pas d’une
> décision unilatérale et subite. Il part d’un constat alarmant qui rappelle
> que chaque année en France, près de 14 000 grossesses (contre 11 000 en
> 2002) donnant lieu à des IVG sont détectées chez des jeunes filles de moins
> de 17 ans. C’est donc pour réduire les grossesses non désirées, venir en
> aide à des filles mineures parfois isolées ou en situation de rupture
> familiale et éviter des IVG traumatisantes, que j’ai entrepris de mener
> cette action. Ce Pass’ contraception doit leur permettre de mieux contrôler
> leur avenir et tout en les responsabilisant davantage.
>
> L’accès à la contraception nécessite un accompagnement étroit de
> professionnels qualifiés et disponibles. C’est pour cette raison que la
> Région souhaite que le Pass’ contraception puisse être délivré par les
> personnels de santé scolaire qui sont la garantie d’une écoute et d’un
> accompagnement médical.
>
> Dans le contexte d’aggravation de la situation, le statu quo pourrait
> maintenant constituer une forme de non assistance à personne en danger :
> les interruptions volontaires de grossesse comportent en effet le risque
> d’atteinte à l’intégrité physique des jeunes filles si elles sont pratiqués
> hors cadre médical, et elles ont de toute façon des conséquences
> importantes sur le plan psychologique.
>
> Le Conseil de l’Ordre des Médecins soutient complètement cette initiative
> en mettant à disposition le Pass’ contraception auprès des médecins
> généralistes, gynécologues et pédiatres de la Région Poitou-Charentes. De
> même, contrairement à ce que vous affirmez les principales fédérations de
> parents d’élèves (FCPE et PEEP) ont été consultées en amont et ont donné
> leur accord.
>
> En proposant le Pass’contraception, je n’entends en rien me substituer à
> l’autorité parentale. Au contraire, cette mesure, en plus d’instaurer un
> dialogue avec les jeunes filles en situation de détresse, permettra de
> renouer le lien avec les parents. Une polémique identique avait déjà eu
> lieu lorsque, en tant que Ministre déléguée à l’Enseignement Scolaire,
> j’avais autorisé les infirmières scolaires à distribuer la pilule du
> lendemain dans les lycées, ce qui est aujourd’hui admis comme une bonne
> mesure. L’augmentation du nombre de pilules du lendemain montre qu’il y a
> un réel problème d’accès à la contraception.
>
> Enfin, cette mesure est évidemment complémentaire de tout le travail
> éducatif qui est réalisé auprès des jeunes filles dans les établissements
> scolaires et les structures comme le Planning familial.
>
> Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments
> les meilleurs.
>
> Ségolène Royal
> Présidente de la Région Poitou-Charentes
> Ancienne Ministre

Cet article, publié dans Actualité, avortement, Réflexion et analyse personnelle, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour réponse à Mme ségolène royal en forme de lettre ouverte au sujet du pass’contraception

  1. Cogito dit :

    Je ne comprends pas la critique que vous faites à la réponse de Mme Royale à votre courrier.
    Elle vous répond presque point par point, en tot cas pour les points essentiels.
    A lire votre texte, jai l’impression en réalité que vous lutter contre l’avortement. c’est tot à fait votre droit, mais à ce moment là, il vaut mieux être sincère et le défendre sans pour atant dénoncer un quelconque intérêt non avoé de Mme Royal.
    Votre thèse c’est de dire, le jeunes filles peuvent tomber enceinte, c’est pas dramatique, il suffit de les accompagner, elle garderonts leurs enfants. Cà été le cas en Irlande, et ils ont vus les naissances de parents mineurs explosées avec les conséquences que l’on sait dans ce monde mondialisé quand on ne sait pas de quoi demain sera fait

    • panouf0304 dit :

      En fait, le premier courrier était tout autre; je n’ai pas réussi à le retrouver, mais il est en tout cas certain que cette « réponse » ne répondait pas à ce que je faisais remarquer, à savoir que l’effet que l’on pouvait attendre d’une énième campagne de contraception était quasiment nulle, et qu’il y avait beaucoup plus urgent. Et c’est MOI qui lui réponds point par point et non l’inverse!! J’ai juste mis son texte de réponse, qui n’est rien de plus qu’un mail renvoyé automatiquement à tous ceux qui lui écrivent à ce sujet;

      De plus, ce qui m’a mis hors de moi c’est sa réponse à ma première lettre, que je n’ai malheureusement pas réussi à retrouver, et où j’avais essayé d’expliquer au mieux les raisons de ma réaction. Sa réponse qui ne répondait à aucun des points que j’avais soulevé dans la première, avait EN PLUS suggéré que, je cite « Vous devez disposer d’informations erronées, ce qui vous a conduit à contester une action d’intérêt général.« , ce qui signifie en clair: vous êtes un idiot qui n’a même pas pris la peine de réfléchir et en plus vous vous cherchez à bloquer quelque chose qui serait utile à tous. Et curieusement, je supporte TRES mal de me faire insulter par quelqu’un qui ne prend même pas la peine de me lire; et j’ajoute que je n’aurais pas publié cette réponse si je n’avais pas été certain qu’elle ne serait pas lue par Mme Royal, ou la personne qui m’a envoyé ce mail.

      Par ailleurs, vous déformez totalement mes propos: OUI je veux lutter contre l’avortement, je le dis on ne peut plus clairement, je ne suis pas quelqu’un qui se cache pour cela; de plus, c’est aussi la raison, ou le prétexte donné par Mme Royal à son action: prévenir les grossesses non prévues afin d’éviter des avortements; quant à dénoncer un « intérèt non avoué », vous m’avez sans doute mal lu: j’avais précisé que ce n’était sans doute pas le cas ici: si, si. Relisez…

      Et quant à l’intérèt non avoué, vous auriez su si vous m’aviez lu vous sauriez que ça me paraissait bizarre, à une époque où on trouve des distributeurs de capotes à tous les coins de rue, de prétendre que permettre aux jeunes filles de pouvoir prendre la contraception sans en parler à leur parents soit une bonne façon de promouvoir le dialogue avec ceux-ci, ou encore de prétendre que la contraception est à elle seule soit une façon efficace de lutter contre l’avortement, puisque toutes les femmes qui ne veulent pas d’enfants prennent une contraception (dont certaines ont des effets non négligeables sur la santé), mais qu’il n’y a JAMAIS eu autant d’avortement: un peu comme si on passait d’un régime de sécurité routière où tout le monde se mettait à respecter les limites de vitesse, et où le nombre de tués sur la route ne faisait qu’augmenter au même moment: on pourrait s’interroger sur l’efficacité de cette mesure non?

      Quant à ma thèse, elle est simple: dans la majorité des cas, une demande d’avortement est avant tout une demande d’aide face à une situation vécue comme sans autre issue que l’avortement; et l’on peut en général, et c’est TOUJOURS mieux, régler ce problème par un autre moyen que l’avortement; on n’a pas à imposer, dans le contexte actuel, ce choix aux femmes (même si j’estime à titre purement personnel, que l’avortement, qui est la mise à mort volontaire d’un embryon qui est jusqu’à preuve du contraire un être humain devrait être interdit) mais on DOIT proposer à la femme des alternatives à l’avortement, tout simplement pour qu’elle puisse avoir le CHOIX, point sur lequel les partisants et adversaires de l’avortement sont en théorie d’accord. Mais selon moi, le système est organisé de telle façon que les acteurs qui devraient faire ce travail de prévention ne puisse pas le faire en pratique et n’aient en plus aucun intérèt à le faire.

      Et, à part essayer de dire qu’il vaut mieux dans tous les cas refuser d’accompagner les femmes, je ne vois ce que vient faire le passage sur l’Irlande, la mondialisation et le « on ne sait pas de quoi demain sera fait »sans compter le fait que vous assenez des « vérités » toutes faites sans rien pour les étayer (il s’est passé quoi en Iralnde au juste?).
      Et j’ai le droit de penser que les valeurs de notre société devraient nous pousser à aider et à acceuillir tous les enfants et toutes les mères et à leur fournir l’aide dont elles ont besoin, sans regarder leur age ou leur utilité pour la société ou leurs handicap, ou le destin que nous imaginerions pour elle.

      Enfin, j’ai réagi assez vivement à votre commentaire parce que pour le moment vous me faites l’effet d’être un troll; je changerai de ton si le dialogue se poursuit.

  2. Barbara dit :

    Panouf, effectivement, Mme Royal a envoyé un mail passe-partout en réponse à tous ceux qui trouvait son choix non pertinent. J’ai reçu le même.
    Et vous avez raison, le prétendu choix proposé se résume à un seul : avorter. J’ai même lu récemment qu’une jeune femme était allée au planning familial, conduite par sa belle-mère qui faisait pression sur elle pour qu’elle avorte. On lui a fait une anesthésie générale parce que jusqu’au bout elle a déclaré ne pas vouloir avorter. Et une femme qui faisait les accueils téléphoniques pour un service d’avortements a été remerciée : aux appelantes, elle répondait qu’elles n’étaient peut-être pas obligées de choisir l’avortement et leur donnait les coordonnées des services ad hoc, d’où une baisse d’activité préjudiciable aux finances de l’établissement médical.

    • panouf dit :

      Ce n’était pas ici par hasard que vous auriez lu cela? ^^
      Et je peux vous assurer que tous ces faits sont exacts!!

      C’est effectivement un véritable scandale, dont les élites politico-médiatiques ont l’air de se moquer…

  3. Zebulon dit :

    Je vois dans les commentaires que les anecdotes que vous présentez comme arrivées à des amies sont en fait des « on-dit » colportés par on ne sait qui (« j’ai lu que »… bonjour la crédibilité). C’est incroyablement malhonnête.

    « Ce n’est pas l’attente qui pose problème, ni l’enfant lui-même, mais les problèmes que l’on aura pour l’acceuillir »
    Non, faux, absolument faux. Vous ne le ressentiriez sans doute pas vous même, mais pour ces femmes, il n’y a pas forcément que l’arrivée du bébé qui pose problème. La transformation du corps et son « occupation » par un habitant non désiré ainsi que toutes les gênes et les souffrances (oui oui, les souffrances, les nausées, les maux de dos…) peuvent également être des traumatismes.

    « Une de mes amies, qui était secrétaire médicale dans un service de gynécologie, avait pris la décision de systématiquement proposer aux femmes, lors de leur appel téléphonique, le numéro d’une association d’écoute aux femmes enceintes; AUCUNE de celles qui avaient eu ce numéro n’est jamais venue se faire avorter dans cet hôpital; il est bien sur possible qu’elles aient été dans un autre hôpital pour cela, mais je n’y crois pas… »
    Si elle culpabilisait ces femmes au sujet de l’avortement, si, il est même plutôt probable qu’elles soient allées voir ailleurs. S’il y a un fond de vérité dans cette histoire, bien sûr.

    • panouf0304 dit :

      Déjà, merci pour l’accusation de malhonnèteté!!! Ca fait plaisir!!
      Surtout lorsqu’elle ne se base sur rien!

      A moins que j’ai mal lu, ou plutot relu mon article et ses commentaires, je ne vois pas où j’aurais rapporté des rumeurs. Pourriez-vous m’éclairer?
      Ou cherchez-vous juste à me présenter comme un homme malhonnète, insensible et menteur?
      Je me pose la question là!!

      « « Ce n’est pas l’attente qui pose problème, ni l’enfant lui-même, mais les problèmes que l’on aura pour l’acceuillir »
      Non, faux, absolument faux. »
      Comment le savez-vous vous-même?
      Comme je suis homme, je ne peux effectivement pas être au courant…
      Il est vrai que j’ai été tranché dans mon propos, mais je pense néanmoins que ce n’est pas la sensation d’être enceinte qui pose des problèmes, même si je comprend que les nausées ou les maux de dos peuvent être pénibles.
      Mais le terme de souffrances n’est-il pas trop fort ausssi?

      D’autre part, l’amie en question ne culpabilisait pas les patientes: elles leur indiquait un endroit où on pourrait les aider si elles le souhaitait à trouver une alternative à l’avortement. Il y a une grosse différence entre les 2!!
      Et si elle avait une attitude culpabilisante, cela serait apparu dans l’exposé des motifs de son renvoi, étant donné qu’elle a été mise sous table d’écoute pendant 4 mois!!

      Enfin, je ne vois pas en quoi le nom de cette personne vous aiderait en quoi que ce soit.

  4. Anonyme dit :

    Je pense aussi que c’est de se voir imposer un être humain à l’intérieur de son propre corps qui pousse à l’avortement, pas juste l’accueil de l’enfant ensuite; ça me parait d’ailleurs évident ! Je trouve ça ignoble quand on ne le désire pas , d’avoir ce « truc » qui grandit sans qu’on le veuille… Mais t’imagine ? Quelqu’un qui prend possession de ton corps alors que TU NE VEUX PAS . Je suis d’accord qu’il faut à tout prix proposer des alternatives à l’avortement mais je suis désolée, se faire habiter par quelqu’un (même si c’est à 50% son enfant), ben c’est juste dégueulasse ça donne envie de vomir donc pour cela je suis pour l’avortement. Après, bien sûr il y en a trop, et bien sûr il faut le plus possible proposer d’autres alternatives et oui je pense que ce que font les pouvoirs publics ne sont pas du tout la bonne solution.

    • Est-ce que cela autorise à demander à un médecin de détruire ce « truc » qui est un être humain? Et qui est votre enfant, totalement, qu’on le veuille ou non, pas à 50%, mais bien à 100ù…
      Par contre, il est exact que je peux pas l’imaginer… Et il est visible qu’il y a une vraie souffrance derrière vos mots…
      J’ignore si vous avez déjà eu à subir ce traumatisme de l’avortement; j’espère que non parce qu’une personne que j’ai accompagnée avait été ravagée par un avortement forcé. Et un soutien psychologique n’avait réellement servi à rien… 8 ans plus tard, elle n’était pas sortie du bloc opératoire…
      Cette souffrance là non plus je ne peux pas l’imaginer.

      En tout cas, je vous remercie pour votre commentaire, car il reste parfaitement courtois et respectueux en dépit de l’antagonisme de nos positions.
      C’est très rare sur ce sujet…

  5. Anonyme dit :

    Avec plaisir pour le commentaire courtois😉 Non je n’ai jamais eu à subir cela et justement parce que je ne VEUX SURTOUT PAS qu’une grossesse m’arrive, et un avortement non plus ! Les deux s’équilibrent donc je ne fais pas n’importe quoi, contrairement je pense à la majorité des gens qui se mettent dans cette situation (les jeunes filles et bien évidemment leurs conjoints, qu’on devrait aller chercher par le peau du coup pour leur faire regarder des avortements filmé ou un truc comme ça, car c’est tout autant leur responsabilité !)
    Dans mon commentaire précédent c’est juste que j’arrive à imaginer l’ignominie que doit être une grossesse non désirée et donc être contre l’avortement j’ai l’impression que c’est refuser le fait qu’un avortement puisse être un délivrement, un soulagement; car toutes n’en souffrent pas d’après doctissimo :p
    Par contre dans votre réponse vous me parlez de souffrance après un avortement forcé mais ça c’est différent puisque la femme, elle en voulait du bébé ? Du coup je ne comprend pas le rapport avec la femme qui ne veut pas de cette chose qui lui prend son ventre.

    Sinon, je pense que si un médecin pratique l’avortement trop souvent, il deviendra contre, c’est normal et je le comprendrai! J’ai toujours été très pro-avortement mais un jour j’ai vu des vidéos clandestines d’avortement dans un hôpital, ça m’a calmée ^^ et je me dis , c’est vrai « les pauvres médecins ». Pensez-vous que des médecins hommes ou femmes (ou infirmières, bref les avorteurs) vraiment pro avortement et pro choix puisse carrément changer d’avis et devenir plus ou moins contre, juste parce que ça les a dégouté ? Répondez honnêtement, je parle bien de médecin qui sont vraiment pro choix, des militants presque. Deuxième question, est-ce que le médecin souffre en faisant cela, lui/ elle aussi ?

  6. Je suis d’accord sur pas mal de choses, notamment ne pas faire n’importe quoi, pour les hommes et pour les femmes; j’essaie personnellement de m’y conformer, et il est très clair pour moi que si je mets une jeune fille enceinte, je serais là pour l’aider à assumer notre enfant!
    Pour l’avoretement sentiment de délivrance, soulagement, je ne sais pas; et pas davantage pour qu’il y en ai qui ne souffre pas. Si tu as le lien vers l’article de doctissimo auquel tu pense je suis preneur, je te dirais ce que j’en pense, et plus important pourquoi.
    Les notions que j’ai, c’est qu’après l’avortement, il peut y avoir, lorsqu’on est très proche de cet évènement, un soulagement, mais que c’est des années plus tard que surgissent des difiicultés, les souffrances, qui sont pas forcément reconnues, et encore moins leurs causes. J’ai déjà entendu une femme dire qu’à chaque date anniversaire, elle révait qu’elle jetait des enfzants dans la mer, ou qu’elle ne pouvait les sauver en dépit de ses efforts, ou encore qui ne pouvaient pklus entendre le bruit d’un aspirateur sans se mettre à pleurer (l’avortement se fait par une aspiration, et généralement l’embryon sort… morcelé).
    Il est bien sur possible que cela soit surtout voire uniquement le fait de personnes qui ont avorté du fait de pressions extérieures. Je sais qu’il existe des études qui semblent montrer qu’il n’y a pas sur la période suivie significativement plus de troubles psychologiques chez les personnes ayant avorté que chez les autres,et que certains en concluent qu’il n’y a pas de troubles psychologiques après un avortement, mais il y a deux problèmes avec ces études: le nombre de personnes est réduit, et deplus, la durée de suivi n’excède pas quelques mois, alors que les problèmes arrivent après des années…

    • Après, la remarque est vraie, cela concernait une femme qui voulait de son bébé. Mais d’autres cas concernaient des femmes qui ne voulaient être enceinte, qui pensaient qu’un avortement ce n’est rien, et qui se sont rendu compte après des années que non. Et malheureusement dans le cas de souffrances post-abortive, les psychologues ne peuvent apparemment pas faire grnad chose…
      Pour savoir si le médecin est dégouté par ce qu’il fait, la réponse est très claire: les médecins, les infirmières, les anesthésites, les brancardiers, et même les femmes de ménage qui nettoient le bloc, TOUS, je dis bien TOUS, n’aiment pas les IVGs.
      Après, savoir si des médecins vraiment pro-choix peuvent devenir pro-vie après avoir été des militants pro-choix, oui il y en a. L’un des meilleurs exemples en est le docteur maurice Caillet, franc maçon, promoteur de la loi Veil, qui fut pendant des années le seul à faire des avortements en Bretagne, et qui est devenu depuis très clairement provie. Il a d’ailleurs écrit un livre sur le sujet; je ne sais plus le titre.
      Mais après, cela dépend du médecin, car il lui faut beacuoup d’honnèteté, c’est un sujet aussi, où, pour les médecins en général et les avorteurs en particulier, il est très difficile d’être objectif, pour une raison très simple: bien qu’ayant tous les moyens de reconnaitre, toutes les raisons de savoir qu’un embryon est un être humain, ils ont pratiqués des avortements, ce qui implique que reconnaitre ce fait, c’est se voir comme un tueur en série… C’est très difficile, et c’est aussi pour dénier cela, le masquer à leur propres yeux, que nombre d’avorteurs ont tendance à pousser les femmes à avorter dans les cas où le motif de leur refus serait de croirer qu’un embryon est un être humain… cela est surtout vrai pour ceux qui ne font pas le geste, et qui peuvent s’en « laver les mains » après, ou plutot ne pas être torturés par ce à quoi ils participent…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s